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La diaspora Africaine face au SIDA
La
diaspora africaine avait répondu présente au cinquantenaire, dans le musée
Autoworld pour écouter les médecins parler du SIDA. En résumé nous pouvons
dire que le message était : « la situation s'est améliorée de manière
spectaculaire ». Les graphiques l'ont montré pour la Belgique en
particulier et les pays où les malades ont accès à la trithérapie. Alors
que dans le reste du monde, la situation n'a fait et ne fait que s'empirer
et devient même carrément alarmante. Pire, l'Afrique n'est pas unie dans
ce malheur, chaque pays a une situation différente et surtout une
politique de santé publique différente. Par exemple, alors que le Botswana
caracole avec des taux de prévalence de 30% de la population, le Mali, de
son côté, avoisine seulement un taux de 2 à 3%. Quid du Congo, personne
n'a donné les chiffres pour le Congo en particulier, omission ou oubli ?
cliquez ici pour voir l'album de l'événement
Après
une introduction du modérateur Dr Jean Cyr Yombi, dans laquelle il a cadré
l'événement et présenté les différents intervenants, il a directement
donné la parole à Mme Dany Kanyeba, coordinatrice de l'association LIBIKI
qui a remercié les invités et les médecins d'avoir écourté leurs vacances
afin de participer à cette rencontre.
A
sa suite, le Dr Parfait SALEMBONGO fera un exposé qui retracera
l'historique du HIV/SIDA des années 80 à nos jours. De cet exposé que
peut-on retenir ? De l'historique détaillé de l'évolution de la maladie et
de la recherche, on peut dire que le progrès a été exponentiel à cause
d'une mobilisation sans précédent. Du coté de la maladie, le Dr SALEMBONGO
a bien montré qu'il y a eu un avant trithérapie et un après. En effet,
d'après les graphiques qui nous ont été projetés, le taux de mortalité et
de morbidité a fortement baissé depuis la découverte de la trithérapie.
Désormais le SIDA peut-être contrôlé, pas guéri. Ce contrôle permet de
garder le malade en vie en maintenant son immunité à un niveau acceptable
et ainsi empêcher le passage à l'étape SIDA déclenchée par les infections
opportunistes.
D'après
les graphiques présentés par le Dr SALEMBONGO, l'Afrique Subsaharienne
caracole en tête dans les statistiques sur le SIDA, avec 60% de malades
dans le monde.
Le Dr Anne Vincent parlera de la prévention et du dépistage du VIH. Elle a
centré son exposé sur la situation en Belgique, son terrain de travail.
D'après ses graphiques, le HIV recule sérieusement parmi la population, ce
qui montre l'efficacité des mesures prises par les autorités de la santé.
Elle a montré que le taux de dépistage est très élevé en Belgique. De
plus, elle a confirmé que les statistique des personnes contaminées dans
les populations d'origine étrangère sont très élevées, mais pas
dramatiques car c'est surtout les primo arrivants qui sont dépistés
positifs. On voit bien que ces personnes sont arrivées déjà malades en
foulant le sol de la Belgique.
Le Dr Goffart fera sa présentation sur le VIH et grossesse. Dans son
exposé, il a tenté de transmettre un message d'espoir aux malades qui ont
envie de procréer.
Exercice
réussi car tout le monde a compris qu'il était parfaitement possible à un
séropositif d'avoir un enfant séronégatif. Plusieurs techniques, que nous
serons incapable de détailler ici (ça vous apprendra à sécher les
activités de Libiki asbl !), permettent ce MIRACLE de la science. L'une
d'elles et la plus drôle est le « sperm washing » qui consiste à nettoyer
le sperme de l'homme avant de féconder l'ovule.
Au moment de l'accouchement aussi, il y a un risque de contamination. Pour
l'éviter, la médecine privilégiait de facto l'accouchement par césarienne.
Mais depuis l'apparition de la trithérapie qui permet la maîtrise de la
charge virale chez les patientes, l'accouchement peut se passer par voie
basse sans risque. Ceci se voit dans la baisse considérable du nombre des
bébés porteurs du virus dans les pays où les patients ont accès au
traitement. La situation est évidemment inverse ailleurs.
Vint
alors la séance des questions-réponses. Plusieurs questions de précision
et d'explication seront posées aux quatre orateurs du jour, une vidéo
sortira et relatera en détail les débats, mais en résumé la première
question portera sur le dépistage appliqué aux malades « à risques » à la
demande des chirurgiens avant une opération.
La question venait d'un anesthésiste afin de savoir s'il fallait ou pas
l'accord du patient et qu'elle était la pratique en vigueur dans les
hôpitaux où travaillaient les orateurs. Chacun donnera un peu son point de
vue sur la question. En bref, on peut dire que tous étaient unanimes sur
le fait qu'il fallait absolument l'accord du patient pour effectuer un
test de dépistage sur lui. Toute autre pratique étant totalement illégale.
Une autre question intéressante portera sur les origines du SIDA, à
celle-ci la réponse était que cette question provoque encore et toujours
des empoignades parmi la communauté scientifique. Mais pour le Dr Goffard,
la théorie tout en étant séduisante a été balayée par les preuves... Pour
lui les sauts d'espèce pour des virus arrivent souvent, il y aurait au
moins six cas connus de saut d'espèce pour VIS (VIH du singe) chez l'homme
dans les populations forestières du centre de l'Afrique.
Bien que prévus au programme, malheureusement le temps manquera pour
aborder les sujets de la culpabilité et du rejet des malades connus.
Rendez-vous a été pris pour un autre jour afin d'aborder spécifiquement
ces problème d'ordre sociologique et psychologique, plutôt que médical et
dans lesquels les médecins ne sont pas à l'aise.
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